Personnalités

Kim Petras


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Fan de pop music ? Ne vous inquiétez pas si l’on vous dit qu’« Il y aura du sang » et « mon coeur à briser » ! Ce n’est qu’une traduction de There will be Blood et Heart to Break, deux tubes phares de la jeune artiste  germanique, aujourd’hui résidant dans la cité des anges aux Etats-Unis.

Kim chante une pop joyeuse, acidulée et un brin provocatrice qui n’a rien à envier à celle de Katy Perry ou de Taylor Swift. Si Britney Spears et Gwen Stefani figurent parmi ses références musicales, elle rêverait de collaborer avec notre duo national Daft Punk !

Lors d’un interview en 2019 pour le site Idolator, la chanteuse, également auteure-compositrice, indiquait que la musique pop était pour elle une échappatoire à ses problèmes : « J’ai l’impression que la musique pop m’a sauvé la vie de bien des façons ». Son titre léger et ensoleillé, Malibu, sorti en mai 2020, en est encore un exemple, Kim voulant tourner la page suite à une rupture amoureuse. Son but, c’est faire de la musique pour danser et l’aider à oublier toute la bêtise qui nous entoure.

Kim Petras est sans doute plus connue outre-atlantique, surtout depuis qu’elle a fait la première partie du Bloom Tour de Troye Sivan. Certains médias US parlent même déjà d’une nouvelle princesse de la pop. Mais son nom commence également à circuler en Europe, avec une première tournée effectuée début 2020, dont plusieurs dates en Allemagne et au Royaume-uni, ainsi qu’un concert au Trianon à Paris. L’entrée de son titre Malibu dans plusieurs charts européens est aussi de très bon augure.

Son succès, elle dit le devoir avant tout à de nombreux petits bars gays de Brooklyn qui ont commencé à jouer ses chansons à ses débuts parce qu’ils les appréciaient. Kim se sent redevable de la communauté LGBTI+, à laquelle elle appartient étant une femme trans. Dès l’age de deux ans, ses parents racontent qu’elle affirmait être une femme. Ils l’ont toujours soutenue dans sa transition, du traitement médical jusqu’à son opération en 2008 à l’âge de 16 ans, faisant d’elle alors la personne la plus jeune au monde à entreprendre cette procédure.

« On m’a demandé si je me sentais femme maintenant – mais la vérité est que je me suis toujours sentie comme une femme – je m’étais juste retrouvée dans le mauvais corps », disait-elle au Telegraph peu de temps après son opération.

Kim se veut « poptimiste », comme elle le dit elle-même, et souhaite poursuivre sa carrière en étant reconnue pour son talent avant tout.