Romans

Dora la dingue

Lidia Yuknavitch


Denoël, 2013

Temps de lecture: 2 minutes
Dora la dingue - photo

Dora a dix huit ans mais porte encore un sac à dos Dora l’exploratrice, qu’elle a customisé elle même avec des épingles à nourrices. Les cours ? Très peu pour elle. Ce qui l’intéresse surtout c’est le cinéma, celui des années cinquante à soixante, avec les belles actrices qui ont la classe. Mais elle n’a pas besoin de s’enfermer dans les salles obscures pour voir des films, parce que la vie c’est du cinéma aussi. Il suffit de s’attacher à des scènes de vie. D’ailleurs, Dora porte toujours sur elle un enregistreur qui lui permet d’immortaliser les moments importants, par exemple quand elle rejoint sa bande de potes : Ave Maria, Little Teena, Marlène et Obsidienne.

Marlène c’est un peu la maman du groupe, elle est fan de littérature érotique du XIXème siècle, elle en connaît long sur le sujet, mais aussi sur le cinéma et la sécurité. Car la journée, Marlène est agent de surveillance à l’aéroport. Ça, on l’oublie rapidement, surtout quand elle rit de son rire de rwandaise, qui vous réchauffe et envahit la pièce. Ensuite il y a Obsidienne… Sublime amérindienne, dont Dora est amoureuse, et la réciproque est vraie aussi. Le problème ? À chaque fois qu’elles s’embrassent, Dora commence à paniquer, puis tombe dans les vapes.

Comment résoudre le problème ? Ses parents, alias Pharmazombies, décident de l’envoyer chez Sig, un psy. Il interprète ses rêves, et fait des analyses improbables sur son compte, qui portent souvent sur le sexe et sur un problème avec les hommes, en particulier son père. D’ailleurs, il pourrait faire un sujet de film intéressant ce psy ; si Dora mélangeait ses bizarreries avec tous ses enregistrements. Ça sera son Œuvre, avec une majuscule. Fin de l’enregistrement, clic.