Romans

Babyji

Abha Dawesar


Héloïse d’Ormesson, 2007

Temps de lecture: 2 minutes
Babyji - photo

Babyji, de son vrai nom Anamika, est une lycéenne qui vit de nos jours à Delhi, et à qui tout réussit. Elle est brillante en classe, mais surtout mène de front plusieurs histoires d’amour intenses.
Plusieurs hommes s’intéressent à Babyji, mais cela ne va jamais plus loin que de l’amitié ou de la complicité. Au contraire de ce qui se passe avec les femmes…
Aucune de ses amantes ne semble se soucier, ni même se rendre compte, du fait que Babyji multiplie les relations amoureuses, et elles ne manifestent jamais la moindre jalousie ou possessivité. Quant aux parents de Babyji, gentils et intelligents, ils ne surprennent jamais ses escapades nocturnes…

Le naturel total avec lequel Babyji vit ses amours, tant sentimentalement que physiquement, est très réjouissant pour le lecteur, et surtout, très positif. C’est d’autant plus remarquable que le roman se situe en Inde, où les traditions ont un poids encore très important. Par exemple, les relations entre jeunes et adultes, entre servante et patronne, entre professeur et élève, doivent respecter les convenances et les apparences. Mais Babyji arrive à se jouer de ces contraintes avec malice, même lorsque nous tremblons qu’elle ne soit découverte.

Nous ne voulions pas parler de ce roman sans évoquer un point important par rapport auquel il nous a semblé nécessaire nous positionner. En effet, à un moment donné dans le roman, Babyji force une fille à des pratiques sexuelles. Elle se demande d’ailleurs si ce qu’elle a commis pourrait être considéré comme un viol mais se donne bonne conscience par une réponse bien trop floue. Même si, malgré cette attitude, sa partenaire ne lui en veut finalement pas et leurs relations restent bonnes, pour nous c’est bien un viol. Il ne faut pas le banaliser et cela reste fermement condamnable en toutes circonstances.

A part cela, le roman est positif, réjouissant, avec un grand nombre d’épisodes et de rebondissements.